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| [Le Thoureil]
Mégalithes
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Les mégalithes angevins, dolmens et ménhirs, datent du Néolithique (entre - 5000 et - 2000 avant J.C.).
Ci-après retrouvez les coordonnées GPS des ménhirs les plus important du Thoureil. Retrouvez tous ces monuments ainsi que ceux des autres communes du Gennois sur la carte de randonnée du Gennois disponible gratuitement à l'Office de Tourisme du Gennois (square de l'Europe, 49350 Gennes, 02 41 51 84 14).
Dolmen des Varennes de Cumeray : 47.36255 , -0.277033
Ménhir des Varennes de Cumeray : 47.36315, -0.278417
Ménhir de la Filousière : 47.36 , -0.269117
Ménhir de la pierre longue de Nézan : 47.367783, -0.287067
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| [Sainte-Suzanne]
Dolmen des Erves
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Situation
Le dolmen des Erves se situe à 3 km au nord de Sainte-Suzanne, à 30 m de la Départementale 143 qui relie Sainte-Suzanne à Assé-le-Bérenger, à proximité immédiate de la ferme des Erves et de la rivière l’Erve.
Caractéristiques
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Une première fouille fut réalisée en 1868. Elle livra un grand nombre d’ossements humains.
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Une seconde fouille approfondie fut menée en 1983 par la Direction des Antiquités des Pays de la Loire.
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Le dolmen se compose d’une chambre quadrangulaire de 4.50m sur 2.80m, précédée d’un portique. Ce type original d’architecture pourrait être la transition entre les dolmens angevins et les dolmens armoricains.
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À l’origine, le monument se présentait comme un édifice appareillé de 10m sur 6m, pour une élévation minimale de 3.50m. Ce cairn, ce tumulus de pierres, englobait totalement la chambre funéraire, actuellement seule visible.
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Des ossements humains fragmentés, correspondant à une quinzaine d’individus, dont un calciné, ont été recueillis.
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Le mobilier, très pauvre, comportait notamment une coupe à socle à décor incisé, et une dent d’équidé percée. Un pic en bois de cerf, découvert dans le fond d’une fosse d’implantation de pilier et abandonné sur place, a permis après analyse, d’attribuer l’érection du monument par les Chasséens vers le milieu du IVe millénaire av. J.-C..
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| [Sainte-Suzanne]
Le château
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Le château de Sainte-Suzanne
Le château de Sainte-Suzanne est un château du XVIIe siècle, Monument historique depuis 1862, construit dans la cité médiévale de Sainte-Suzanne entre 1608 et 1610-1613 par Guillaume Fouquet de la Varenne, et aujourd’hui propriété du conseil général de la Mayenne.
Histoire
En 1604, Guillaume Fouquet de la Varenne, homme d’État et ministre de Henri IV, achète à la première épouse du roi, Marguerite de France (1553-1615) dite la Reine Margot, les ruines de la vieille forteresse pour transformer l’ancien château en demeure résidentielle. Ce projet n’est pas achevé, car l’assassinat du roi en 1610 amène progressivement la déchéance de Guillaume Fouquet de la Varenne. Il reste cependant de cette période le logis, un beau corps de bâtiment dans le plus pur style du début du XVIIe siècle.
Fouquet de La Varenne rachète la seigneurie de Sainte-Suzanne le 16 septembre 1604. Il ne reste alors à Sainte-Suzanne « austres bastiments et logements qu’une ceinture de murailles avec quelques tours et une masse de pierres en forme de donjon. (…) proche laquelle ceinture de murailles et ledit donjon estoit une petitte maison et une cour appelée la cour Marye, et ung petit appenty au long d’icelle (…), dans laquelle petitte maison demeuraient Estienne Deslandes et Marie Arthuis sa femme en qualité de concierges, et que ledit patit appenty servoit de cuisine et de boullangerye« .
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Fouquet achète Sainte-Suzanne car il « conçoit de s’y retirer et d’y construire des bâtiments pour y loger avec sa famille« , mais ne concrétise son projet que quelques années plus tard. Il obtient du roi le 31 janvier 1608 le permis de faire bâtir jusqu’à le somme de 36000 livres. Il fait alors « bastir le grand corps de logis dans l’enclos de la ceinture de murailles du château et en faict ruiner le petit logis comme inutile, condamne l’ancien portail et construit à neuf celluy qui est à présent avecq le corps de garde et des escuiryes ; fait faire plusieurs gros pilliers (contreforts) de pierre autour de ladite ceinture de murailles pour la soustenir parce qu’elle estoit fendue et preste à cabrer en plusieurs endroictz et menaçoit ruisne, répare toutes les courtines extérieures, ou contre icelles faist faire à neuf une muraille vers la ville, une poterne avecq un corps de garde et des guérittes à toutes les tours, et refaist presqu’à neuf les parapets, letout pour la commodité, utillité et seureté dudit chasteau« .
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Fouquet fait appel à son architecte de La Flèche, Louis Metezeau; il fait venir, en complément des pierres de grès extraites sur place, le tuffeau d’Angers et les pierres de roussard de Bernay dans la Sarthe. Il rabaisse sensiblement la hauteur des remparts au sud-est, réutilise la base de l’une des grosses tours pour construire celle de son nouveau château, remblaie de manière importante la cour entre l’ancien pont-levis et la poterne de la porte de fer. L’ancien pont-levis est désaffecté, et le nouveau portail d’entrée permet aux visiteurs entrants de découvrir majestueusement, avec du recul et de face, la façade et l’entrée du logis.
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Sainte-Suzanne, devenue baronnie puis marquisat, passe ensuite, après la descendance de Fouquet de la Varenne, à la famille de Champagne de Villaines, puis à celles de César Gabriel de Choiseul-Praslin et de Charles de Beauvau-Craon et enfin à Ange Hyacinthe Maxence, baron de Damas. Dès lors le château n’est plus transmis par héritage, mais par aliénation (sauf de 1865 à 1980 au sein de la famille de Vaulogé).
Architecture
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Le château est caractéristique de l’époque Henri IV, style de transition entre la Renaissance et l’architecture classique : toiture à forte pentes en ardoises d’Angers, façade rythmée par des travées, frontons coiffant les lucarnes rappellent la Renaissance. Mais la sobriété du décor, notamment dans les bossages encadrant les baies, est typique de l’architecture classique (sobriété du décor) même si le pavillon d’escalier d’entrée, conçu comme une loggia menant à l’escalier intérieur, vient nuancer le caractère dépouillé de cette façade.
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Le bâtiment comprend quatre niveaux : un sous-sol voûté réservé à l’office, avec escalier d’accès direct à la cour ; un rez-de-chaussée, un étage de salles de réception et de chambres, et des combles remarquables (charpente en forme de coque de navire inversée). Fenêtres à meneaux.
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superposition des ordres (dorique en bas, ionique au premier étage, corinthien en haut).
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Ancienne boulangerie et ancienne écurie (plus récemment devenue bergerie).
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Quant à l’ancien château d’habitation, on croit en 1772 en voir des traces ainsi que de la chapelle dans le mur avoisinant le château neuf, où se trouvaient encore une fenêtre carrée et une autre, géminée de lancettes. La chapelle de Notre-Dame du château avait été dotée le 19 mars 1380 par Pierre II d’Alençon et Marie Chamaillard, sa femme.
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